C’est d’un travail de reconnexion à moi qu’est née Savonnette, ma clown, dont l’objectif est de venir apporter de la joie aux enfants hospitalisés et défavorisés.
Pour que vous compreniez mieux, je dois revenir en arrière. La première fois que je suis allée au Cirque, j’avais dix-huit ans. J’étais alors jeune fille au pair dans une petite ville du Baden-Würtemberg, dans le sud de l’Allemagne. C’était un soir, une voisine est venue frapper à la porte et a demandé si je pouvais accompagner ses enfants à un spectacle de cirque. C’était un petit cirque local, sans grande notoriété et sans grands moyens, mais pour moi, ce spectacle fut une découverte majeure.
J’ai immédiatement été séduite par l’univers magique du chapiteau. Je me suis laissée embarquer par l’envolée des trapézistes, par les spectacles de magie et par les clowns ! Les clowns, ces magiciens de l’inattendu et du jeu inopiné, capables de tisser des liens et de créer des instants suspendus en un rien de temps.
Quand ma clown Savonnette a émergé de mon parcours, ce fut un choc, une surprise à la hauteur de ma découverte du cirque il y a plus de quarante ans. J’ai rebalayé le travail d’introspection que je venais d’accomplir. Tout était là, devant moi, resplendissant d’évidence. Ma mission de vie s’imposait à mon esprit : Intervenir en tant que clown auprès d’enfants malades ou en difficulté.
Pourquoi vous raconter tout cela ? Pour vous montrer qu’il est possible de se (re)connecter à soi, à ses envies profondes. Tout le monde ne veut pas devenir clown, et c’est très bien ainsi ! Mais je suis convaincue que chacun a une « Savonnette » qui sommeille en lui, une part intime à découvrir, capable de le transcender et de donner une touche unique à son existence.
Cela donne un véritable sens à son existence et fait se sentir vivant, vibrant. Et n’est-ce pas là l’objectif de la vie ?
Ma clown m’a emmenée dans un orphelinat au Cambodge. Ci-dessus quelques photos. Elle m’a également accompagnée dans l’écriture de mon livre « Oser vivre la retraite qui vous ressemble ». Elle est désormais impatiente de partager cette expérience de bénévolat, et surtout impatiente d’y retourner !