
Le souvenir d’une toile magique
La toute première fois que j’ai franchi le seuil d’un cirque, j’avais dix-huit ans. J’étais alors jeune fille au pair dans une petite ville du sud de l’Allemagne. Ce soir-là, sous une modeste toile de chapiteau, j’ai instantanément été émerveillée par les vols suspendus des trapézistes et par la malice des clowns, ces véritables « magiciens de l’inattendu » capables de créer des instants de grâce en un éclat de rire.
Pendant des années, le chapiteau a représenté pour moi le symbole même de la magie et de la protection : une grande structure imposante et rassurante sous laquelle chacun connaît son rôle, sa place et ses repères.
Quand le cadre devient trop étroit
Pendant près de quarante ans, j’ai moi-même évolué sous un tout autre type de chapiteau : celui du monde de l’entreprise et de la rigueur organisationnelle. Ce cadre m’a structurée, nourrie et permis d’accompagner de nombreuses personnes.
Mais le propre d’un chapiteau, aussi vaste et solide soit-il, c’est d’avoir des limites physiques. Il arrive un moment dans l’existence où l’on réalise que les parois qui nous entourent réduisent notre espace de liberté et nous empêchent d’écouter pleinement notre vérité intérieure.
C’est au cours d’un profond travail d’introspection qu’a surgi de manière totalement inattendue ma clowne, Savonnette. Avec son leitmotiv bien à elle « Ça Glisse ou Ça Pique », elle est venue relier ma posture de coach bienveillante à l’art d’oser la confrontation avec justesse et légèreté.
Oser avancer en toute liberté
Sortir du chapiteau, c’est accepter de faire un pas hors des sentiers battus.
C’est quitter les rôles prévisibles et le confort des routines pour avancer à tâtons, libéré de ses propres carcans, sans la protection sécurisante du connu mais avec un cœur grand ouvert.
Ma clowne m’a appris une leçon fondamentale : notre valeur ne réside pas dans la perfection de notre numéro, mais dans l’audace d’assumer notre vulnérabilité.
Le clown joue de ses maladresses, célèbre ses « bosses » et transforme ses failles en espaces de connexion authentique avec les autres.
Chacun de nous possède au fond de soi une part intime qui ne demande qu’à s’exprimer.
Carnet d’une clowne sans chapiteau: la suite du voyage
C’est précisément ce cheminement intérieur, fait de déséquilibres joyeux, de renoncements nécessaires et de reconnexion à soi, qui a guidé ma plume ces derniers mois.
Je suis très heureuse de vous annoncer la parution prochaine de mon livre : « Carnet d’une clowne sans chapiteau ».
Conçu comme une invitation au voyage et à la liberté, cet ouvrage peut inspirer toutes celles et ceux qui souhaitent quitter leurs cadres devenus trop étroits et oser vivre la vie qu’ils n’ont pas encore osé vivre.
💬 Et vous, quel est ce « chapiteau » rassurant que vous avez choisi, qui vous permet de vous épanouir ou que vous aimeriez oser quitter aujourd’hui ?
J’ai hâte de lire vos réflexions et vos témoignages dans les commentaires ci-dessous !

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